Le voyage et l’arrivée

Me voilà en Californie ! Après un voyage de 20 heures et une nuit de beaucoup moins, je suis maintenant chez un de mes prédécesseurs à ALEKS Corp., qui finira son stage quand je commencerai le mien. Après quelques temps passés à chercher des colocs dans le coin puis des hôtels pas chers pour la période de transition squattage/coloc’, je vais prendre un peu de temps pour raconter mon voyage.

Tout commence à 5h du mat’ à Lyon. Hé oui, qui dit décollage à 9h dit arrivée à l’aéroport à 7h, donc départ plus tôt, donc lever encore plus tôt. À l’aéroport pas de problème, modulo les 200€ de bagages supplémentaires à payer. Ou comment bien commencer un voyage qui va durer 20 heures… Le vol Lyon-Munich se passe bien, dans un petit appareil de la Lufthansa. La correspondance est rapide, les vols n’ont pas (encore) de retard, je monte dans un gros Boeing pour le plat de résistance : le vol Munich-Toronto, environ 8 heures.

Là, rien à voir avec le petit appareil d’avant : 8 rangées de sièges, un petit écran tactile pour tout le monde pour pouvoir, au choix, regarder des films, écouter de la musique ou suivre l’avancée du vol. La sélection de films est variée : films francophones, films canadiens (Air Canada oblige), films Hollywoodiens (et récents, certains datants de 2010, les plus vieux de 2007), films contemporains, d’avant-garde, classiques noir et blanc… J’ai donc regardé :

  • Le choc des titans. Cerveau éteint, des gros effets spéciaux et un scénario qui tient sur la paume de la main, mais sympa ;
  • Green Zone. Un film sur l’absence d’armes de destruction massive en Irak, façon Jason Bourne. Assez sympa, j’ai bien aimé ;
  • Crazy Night. Enfin, les 5/10 premières minutes. Après, j’ai arrêté, j’avais pas souri une seule fois, ce qui est dommage pour une comédie ;
  • Top Cops. Comme Crazy Night, j’ai tenu 10 minutes avant d’arrêter les dégâts ;
  • Wolfman. Bien sympa celui-là en revanche, et relativement sanglant ! J’ai pas vu des masses de films de loup-garous mais celui-là est le meilleur.

Note : les titres français indiqués étaient les titres québécois, et c’était parfois bien drôle – et surtout plus proche du titre original (pourquoi changer Date Night, le titre américain, par Crazy Night en français ?). Le choix de la langue est sympa pour switcher du français à l’anglais selon l’humeur. Le vol en lui-même s’est bien passé, le bébé du vol s’étant contenté de hurler au décollage et à l’atterrissage. Entre les deux, l’équipage a dû le sédater, en tout cas je l’ai pas entendu et heureusement.

Premier choc à l’arrivée à Toronto : sur la montre il est 20h, les horloges elles indiquent 14h… Et pan, première partie du jet lag ! Ensuite vient la récupération des bagages puis l’interminable queue pour passer la douane… Deux papiers à remplir, dont un qui aura visiblement servi à rien (le i94, pour donner son petit nom), et des dizaines et dizaines de personnes attendant leur tour. Heureusement que ma correspondance durait 3 heures. Une fois que mon tour fut venu, j’ai eu le droit à la petite frayeur du voyage (traduit de l’anglais) :

– Monsieur, il me faut l’adresse à laquelle vous logerez le soir de votre arrivée.

– Ah, mais heu, je sais pas vraiment. Un ami doit venir me chercher et m’héberger chez lui, mais je connais pas son adresse !

– Il me la faut, sinon je peux pas vous laisser passer.

Et merde. Heureusement, après quelques minutes à lui expliquer que j’avais ni numéro de téléphone, ni aucun moyen de joindre la personne qui allait m’héberger, il a été cool et m’a laissé mettre l’adresse de mon boulot (qu’il refusait que je mette au début parce qu’a priori, je ne dors pas là-bas). À part ce détail, je n’ai eu aucun problème. Pas de fouille, rien de plus que pour un vol Brest-Paris, si ce n’est qu’au portique de sécurité, il fallait enlever ses chaussures en plus des classiques virage de ceinture, vidage de poche et sortage de pc.

Le vol Toronto-Santa Ana a été moins cool que le Munich-Toronto. Les écouteurs pour regarder un film étaient cette fois payants (3 dollars canadiens), et la bouffe aussi. Il faut savoir que ce vol a décollé à minuit, heure française, et durait 5 heures. Autrement dit, payant ou pas, tu prends à manger quand tu peux. Il y avait aussi moins de choix pour les films, et comme on retrouvaient ceux du vol précédent, j’ai juste regardé Fight Club et je n’ai pas eu le temps de voir la fin – ni le courage à vrai dire, il dure 2 heures et sur la fin je ne suivais plus du tout.

Puis vient l’atterrissage en Californie. Récupération des sacs : pas de problème. Retrouvage de la personne qui doit m’héberger : ah, il est où ? Zut, j’ai pas son numéro de téléphone. Zut, je connais pas son adresse. Je me balade un peu pour le chercher, ce qui n’était pas évident avec mes 12 sacs, puis au bout d’une heure et demie j’abandonne, appelle un hôtel qu’un mec de l’aéroport m’a dit penser être pas trop cher et y passe la nuit. J’apprends le lendemain que « pas cher », c’est 110$ la nuit, et que si la personne qui devait m’héberger était pas venue la veille au soir, c’est parce que j’avais dit arriver le 24… Alors que j’arrivais le 23. Si quelqu’un cherchait un bon moyen de passer pour un con et de perdre de l’argent au passage, c’est une bonne façon. Au moins, la chambre était luxueuse : télé grand écran, Internet gratuit, lit king size, deux téléphones, un micro-ondes, un frigo, une table à repasser, un canapé et la table basse qui va avec… Mais bon, quand on veut juste dormir – ce qui est normal après une journée de 27 heures -, c’est pas très utile.

Prochaine étape, maintenant que je suis arrivé : trouver une colocation. Problème : en semaine, je n’ai pas de voiture (la personne qui m’héberge et à qui je vais racheter sa voiture l’utilise encore pour aller bosser), et apparemment il n’y a pas de bus, de tram ou de métro dans la ville. Et les taxis coûtent cher. Ça va donc vraiment pas être pratique pour visiter les apparts… Ce sera soit le soir, soit le week end. J’en visite un premier demain après-midi, mais pour la suite ça va pas être évident.

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