Première lessive : success !

La principale raison pour laquelle j’ai amené plein de fringues avec moi aux USA, ce n’était pas pour le fun de me trimballer trois valises lors du passage des douanes – et croyez-moi, c’était vraiment galère -, ni pour payer 200 euros de suppléments parce qu’à la base un passager n’a droit qu’à un seul bagage en soute dans les vols internationaux. Ce n’est pas non plus parce que je suis une fashion victim ou que je ne pouvais pas me passer de tel t-shirt ou tel jean. Non, la principale et d’ailleurs seule raison était que plus j’ai de vêtements, plus je tiens longtemps entre deux lessives.
Parce que soyons honnêtes, faire une lessive, c’est comme se raser : ça prend du temps, c’est chiant, et il faut avoir la motivation de bouger son séant pour le faire. Or je suis un inénarrable flemmard.
Or, ça devait arriver, mes réserves de vêtements propres sont arrivées à sec. Ayant un fond de bonne éducation, j’ai repoussé l’idée de refaire un cycle de portage sans les laver et ai donc fait ma première lessive sur le sol américain. Ah, elles sont bien loin les machines de la laverie de Télécom… Bon, au moins chez moi elles ne sont pas hors service. En revanche, aucune aide réelle pour ceux qui, comme moi, ne connaissent rien aux mystères du lavage de linge. Quelle température pour l’eau ? Est-ce que le volume de linge est « normal » ou « important » ? Combien de cycles, quelle température et durée de séchage, dois-je utiliser un mode spécial ? Sachant que, zut, certains t-shirts que j’ai mis dans ma lessive sont noirs, d’autres blancs et, horreur !, certains sont même d’une couleur fantaisiste.
Finalement, la deuxième personnalité de mon esprit schizophrène se manifesta sous la forme de ma coloc’ (ça ne pouvait pas être vraiment elle, elle n’est jamais là le weekend). Il s’avère que cette deuxième personnalité doit également être mon côté féminin, puisqu’elle put m’expliquer comment ne pas activer par mégarde la fonctionnalité « transformer tous mes t-shirts en débardeurs verdâtres » du lave-linge, entre autres conseils précieux.
Ainsi, j’ai le plaisir de vous annoncer ce soir que je porterai demain des vêtements propres, non déformés ou décolorés, et que les critères de propreté utilisés ne relève pas de l’odoramétrie pifométrique, technique pourtant paufinée par le genre masculin depuis des décennies. Je suis sûr que mon lectorat, s’il n’est pas seulement composé de moi-même, sera ravi de l’apprendre.

Anecdote culturelle et scientifique gratuite : si j’ai appelé « odoramétrie » la technique du « snif-snif-c’est-propre-ou-sale-ou-moyen-sale-mais-reportable », et non pas « odométrie » – mot qui sonne pourtant mieux, soyons honnêtes, c’est parce que le mot odométrie désigne déjà quelque chose ! En effet, l’odométrie est une technique permettant, pour un système mobile, d’estimer sa position à partir de la connaissance de son point de départ et de tous ses déplacements depuis son départ. Voilà, si comme le disent certaines sources sûres vous aviez avant de lire cet article 100 mots dans votre vocabulaire courant (101, pour JC), ça vous en fait un nouveau ! Vous allez désormais pouvoir briller en société. Merci qui ?

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